À propos de l'œuvre...

Adil coeur rebel

Quand j'ai reçu les deux œuvres, il y avait “le fait de savoir” et “le fait de ne plus rien savoir”. Et il y avait des chemins qui passaient par des maisons. Des chemins qui se brisaient, des routes qui se brisaient. La route, la maison, la famille.
J’ai été émue par ce qui a résonné instinctivement chez moi.
La mort.
La colère.
L’injustice.
Le fait de ne plus savoir.

Je n’ai pas eu très envie de faire une création artistique.
Ces chemins, ça m’a fait pensé à un gamin du quartier où j’habite.
Route coupée, brisée.
Jeune de 19 ans qui pendant le confinement est allé faire du scout le soir, sans casque, et a été coursé par la police. Il a tenté de fuir, la police s’est mis en plein milieu de la route en face de lui en sens inverse. Voiture VS scooter. Le gamin a volé, paf, décédé.
J’ai vu cette route brisée, et j’ai direct pensé à Adil.
Ces derniers jours, ça m’est resté fort dans le ventre, cette colère là. Et puis il y a eu des émeutes dans le quartier, la répression policière, les hélicos, les arrestations, … Des gamins, colère, tristesse, injustice, qui se sont retrouvés en taule.


En recevant les deux créations, j’ai tapé Adil sur internet.
Je suis tombée sur un livre “Adil Coeur Rebelle”.
Ah oui, il faut savoir, que quand même, Adil ça veut dire justice en arabe.
Et j’ai ouvert la page internet du bouquin et je suis tombée pile sur cet extrait que je vous lis.


La mort tragique d’Adil m’a fort retournée.
Ici, plus qu’un acte artistique, une pensée en HOMMAGE A ADIL

Camille Husson

Bruxelles (Belgique)