Le champs où les femmes fleurissent

Et quand tout aura foutu le camp le champs d'après accueillera ce qui voudra bien pousser, pisser dans le violon violent pour le moment et puis un jour ... bien tard et trop tard, ils entendront.
Mais nous les femmes nous savons, nous serons déjà loin. A germer quelque part où il y aura notre issue. Et à leur insu nous insufflerons un souffle superbe superbe. Et nous germerons pousserons et grandirons enfin sans l'ombre des mâles. Rien à dominer. Rien de dominant. Des seins libres. Des corps sans peur. Des rivières qui couleront plus loin. Des yeux qui chemineront ailleurs, enfin, plus rien devant notre soleil. Tout à notre portée sans gamme sans mesure sans interdit sans diktat sans tâter sans se hâter sans tes bras qui se lèvent sans tes lèvres qui disent qui interdisent interfèrent mes envies de faire, de féroce. J'ose me dire, te dire non, pars, ne me regarde plus. Garde-toi ton pouvoir. Gare à toi si tu brandis quoi que ce soit. Tu bandes ? Nous nous bandons nos sœurs qui saignent. Pas de bande à part : bienvenus à nos frères qui s'éveillent. Les autres qu'ils s'endorment bien longtemps. Nous nous germerons pousserons pousserons sans perte ni fracas. Nous pousserons tant que la vie poussera, pas sans elle, pas contre elle, pas plus qu'elle. Et ce sera simple.
Avec Avec Avec
Ecoute Ecoute.
C'est le chant d'après qui accueille ce qui voudra bien pousser.
Tu viens ? ….............
À propos de l'œuvre...
Ecriture et Lecture : Giss Pinel (desellesurgiss.wixsite.com/crea-sillons)
Sanza-Kalimba : Carole Jacques (carolejacques.fr)

Giss Pinel