À propos de l'œuvre...

"Oublie(s-) tu(e)?" ou "Que veux-tu ne pas oublier?"

La mémoire crée-t-elle notre humanité ? C’est drôle j’ai eu cette question en tête avant hier soir en répondant quelque chose à Zoé, quelques heures avant de recevoir les œuvres. Je me suis dit que cela ferait un bon devoir de philo. Oublier peut sans doute permettre de s’alléger, mais jusqu’à quel point, si "x" représente le temps et "y" l’intensité, quelle courbe suit-il cet oubli? A quel moment est-il dangereux d’oublier ? Comment se conjugue la volonté et l'oubli ou au contraire le souvenir? Du personnel au social, se questionner... Un "tu" qui parle au "je".

Est-ce que les choses oubliées perdent leur sens, leur intérêt à avoir exister, ne serait-ce qu’un peu ? ou au contraire se transcendent, prennent une autre couleur, ailleurs, pour quelqu’un d’autre peut-être ? Doit-on se souvenir? ou peut-on, doit-on choisir d’oublier ? L’oubli comme souffrance ou comme libération ? l’oubli pour avancer ou pour continuer à se perdre ?

Caroline

Nîmes (France)
« J'aime créer la plupart du temps, des choses assez douces qui apaisent, poétiques, font sourire, il en a été autrement. Cette vidéo est difficile à rendre publique. Mais c'est un beau défi. Lâcher prise. »