Paysage paradoxal

Cela faisait quelques semaines déjà que j’étais arrivé. Le temps était passé vite et je n’avais pas encore ressenti le mal du pays. Mes yeux découvraient chaque jour une nouvelle parcelle de ces paysages magnifiques et ils se plaisaient à s’y prélasser des heures entières alors que j’étais assis devant ma petite maison dans les hauteurs du village.
Je m’asseyais souvent sur le banc, le regard perdu, je laissais mes yeux se perdre dans l’immensité qui me faisait face. Des montagnes à n’en plus savoir quoi faire, des pics acérés, des crêtes escarpées, des vallées abruptes tranchant les volumes et défiant la verticalité. Le matin, la brume emplissait les profondeurs et courrait le long des montagnes, si on la regardait assez longtemps on pouvait la voir couler doucement dans la lumière rosée de l’aube. Souvent, il pleuvait l’après-midi et le ciel se dégageait pour laisser place au spectacle du coucher du soleil. L’air était alors d’une clarté vive, les montagnes apparaissaient avec netteté et la lumière, orange, était aqueuse et éclaboussait le paysage, découpant les reliefs d’un geste assuré.
Le village était juché sur le flanc de la montagne, une poignée de maisons étalées de chaque côté d’une piste montant vers les sommets. Des maisons en pierre recouvertes d’enduit aux couleurs pâles, lavées par le soleil. Autour des maisons, des animaux erraient ça et là avec une certaine assurance, chacun semblant savoir où il allait et où il ne fallait pas s’aventurer. Des chiens, des chèvres, bœufs, des ânes et quelques chats vagabonds.
J’avais eu le temps de me familiariser avec les habitants du village, la population ne dépassant pas les soixante-dix habitants, l’arrivée d’un européen était en elle-même une raison de faire la fête. Le lendemain de mon arrivée on m’invita à me rendre dans la maison communale, juste un peu plus grande que les autres. La maison avait été décorée de fanions de couleurs et de guirlandes d’ampoules coiffées de petites sphères de papier. Les femmes avaient revêtu leurs habits traditionnels et les hommes s’étaient habillés sobrement. Les enfants, comme dans tout les petits village du monde, courraient au milieu des adultes, zigzaguant entre les jambes, se cachant derrière les bœufs, chapardant des poignées de noix ou des parts de gâteau pour aller les manger en secret le temps d’une petite pause avant de reprendre leur course incessante.
L’accueil avait été chaleureux, tous les visages étaient illuminés et souriant, on me présenta à tout le monde, ma main serra des mains caleuses, mes bras se refermèrent autour d’épaules colorées, on me pinça les joues, me donna des petites tapes sur l’épaule ou sur le bras, me pointant du doigt telle ou telle jeune femme célibataire en me faisant des clins d’œil. On rempli mes mains de cadeaux, d’assiettes de nourriture grasse et épicée, de verres de jus de fruit et d’alcools plus ou moins locaux et je rentrai chez moi en titubant, m’agrippant à ce que je pouvais, des murs, des piquets, une carrioles, une barrière, un âne, une autre barrière, un mur pour arriver jusqu’à ma petite maison, tout en haut du village. La nuit fut courte et le réveil difficile, ma tête cognant toujours aux rythmes de la musique de la veille, les tambours battant dans mes tempes. Mon trajet jusqu’au ruisseau pour prendre de l’eau eu des allures de walk of shame et tous les regards étaient éclairés de sourires complices et accompagnés d’une salutation joviale de la main.
Dès lors, il me semblait que j’avais été bien intégré dans le village, j’avais des rapports courtois avec les villageois, voir même amicaux avec certains, je pratiquais la langue avec assiduité, tentant de me rappeler de chaque nouveau mot pour les noter dans une petit carnet que je gardais à côté de la table où je prenais mes repas. J’appréciais les regards timides des jeunes femmes que je trouvais charmantes et je jouais parfois au ballon avec les enfants, me lançant dans d’interminables matches de foot poussiéreux sur un terrain penchant dangereusement sur le flanc de la montagne.
Je me croyais intégré. Je me sentais bien. Cette vie me plaisait et plus le temps passait plus je me disais que je pourrai bien vivre ici, dans la joie et la simplicité.
Un soir, je m’étais assis devant la maison, j’avais admiré le coucher de soleil et je m’y étais attardé, fumant des cigarettes locales et buvant de la bière. Mon esprit vaquait à ses occupations rêveuses, je lui lâchais la bride en laissant mon regard flotter devant moi. Un sentiment de plénitude m’habitait et je tentais de le chérir, profitant de cette sérénité que j’avais longtemps cherchée.
Au loin, j’entendis des voix s’élever et, moins distinctement, des bruits de vaisselle brisée. Une porte claqua, une voix d’enfant venant de l’extérieur qui cria en pleurant, la porte claqua à nouveau et une voix d’homme qui donna des ordres auxquels l’enfant répondit en criant. Je me redressai sur le banc, hésitant à rentrer pour ne pas être le témoin d’une scène où je n’étais pas le bienvenu. Mais avant que je puisse faire un geste, l’enfant arriva du bas du village en courant, trébuchant parfois, tombant, se relevant, reprenant sa course en titubant. C’était un des enfants que j’avais connu à la fête, il s’était poliment présenté à moi avant de déguerpir en vitesse. La terreur dans ses yeux ce soir là contrastait avec l’air espiègle que je lui avais connu. Il pleurait en remontant la pente, de grands sanglots secouant son petit corps poussiéreux, sali par les différentes chutes, il regardait en arrière avec appréhension et quand il me vit, une lueur d’espoir brilla dans ses yeux, il reprit sa course et se dirigea vers la maison. Arrivé devant moi il me parla rapidement d’une voix effrayée, tentant de m’expliquer quelque chose. Je ne comprenais pas ses mots, son flux rapide m’empêchait de saisir leur sens mais je compris qu’il voulait que je le cache le plus rapidement possible. Je lui ouvris la porte, il rentra, je la refermai et restai planté devant, ne sachant pas quoi faire.
Peu après, je vis arriver un homme qui devait être le père de l’enfant. Un petit homme trapu à la peau assombrie par le soleil et aux traits durs. Je l’avais trouvé réservé lors de la soirée de bienvenue et je n’avais pas eu l’occasion de le revoir depuis, mise à part de loin. Il ruminait, l’air furieux et un peu éméché, de temps à autre il appelait le garçon, criant son nom qui résonnait dans la nuit et se répercutait dans les hauteurs. Il marchait de manière assurée, comme si rien ne pouvait l’arrêter, ses petites jambes pompant l’air et écrasant le sol de ses pieds comme s’il voulait la soumettre. Il arriva au niveau de la maison, à une dizaine de mètres de celle ci, il me lança un regard furieux sans me saluer, regarda autour de lui et cria de nouveau le nom de son fils tel un loup un soir de pleine lune. Il resta encore quelques instants à sonder l’obscurité puis il se dirigea vers moi. J’eus un mouvement de recul quand il arriva en face de moi, ce qui me valut un regard de méfiance de sa part. Il me demanda si j’avais vu son fils. Son haleine sentait l’alcool, son regard était sombre et déterminé, son visage fermé. Je lui répondis pas la négative. Il acquiesça mais ne semblait pas satisfait de ma réponse, il resta planté devant moi en me dévisageant. Je voyais ses traits, sa barbe mal rasée, ses cheveux noirs coupés courts, son implantation le long de son front et les poils gris dans ses sourcils. On resta comme cela quelques secondes qui me parurent des heures puis il me lança un signe de tête et se détourna pour rejoindre le chemin pierreux.
C’est à ce moment que le garçon, qui tentait de regarder discrètement par la fenêtre fit tomber une tasse de café de la commode. La tasse s’écrasa sur le sol dans un bruit cristallin. L’homme s’arrêta, restant un moment de dos, puis il se retourna et me demanda si j’avais un invité chez moi. Je lui dis que non, que peut-être que c’était un chat, qu’ils s’invitaient souvent dans les maisons du village, faisant de chaque toit leur maison. Mon cœur battait à tout rompre, j’étais tendu et je sentais la violence émanant de cet homme qui semblait prêt à exploser mais se retenait en face de l’étranger du village. Puis, sans prévenir, il s’avança vers la maison, me poussa sur le côté et rentra dans la maison. Choqué par ce geste violent, je mis un certain temps à réagir. J’entendis l’enfant courir à l’intérieur de la maison, tentant de trouver une cachette qui n’existait pas. L’homme cria, j’entendis un coup s’abattre puis l’enfant pleurer. L’homme sortit l’enfant en le tirant violemment par le bras. Le visage du garçon était rempli de larmes, celui de l’homme était impassible. Il passa devant moi sans m’accorder de regard. Le garçon était tendu vers moi, comme si j’étais une bouée à laquelle il voulait se raccrocher. Je ne savais pas quoi faire. Intervenir, ne pas intervenir. Me mêler de leur histoire au risque de subir la fureur du père. Laisser faire, avec un affreux goût d’impuissance. Je restais immobile, paralysé par ce spectacle.
Une fois qu’ils furent sur le chemin, l’enfant parvint à se libérer de l’emprise de son père, il tenta de courir vers moi mais l’homme fut plus rapide que lui, il tendit le bras, l’attrapa par les cheveux et le tira violemment en arrière. L’enfant fut projeté au sol. Il resta par terre, regardant son père d’en bas, les bras au dessus de lui en protection. Tous les deux étaient dans la lumière de l’ampoule qui brillait au dessus de ma maison, une lumière jaune qui formait un îlot dans la nuit. La scène était d’une horrible beauté, cruellement cinématographique. L’homme se retourna vers son fils, il lui dit quelque chose que je compris comme : « Tu ne me laisses pas le choix », il lui écarta les bras, leva sa main droite refermée en une poigne de fer et l’abattit sur le petit visage du garçon. Le choc lui lança la tête en arrière et il s’affala au sol.
Je ressentis les secousses de ce coup au fond de mon ventre, comme si mes tripes étaient reliées directement au crâne de l’enfant. Ce fut comme une décharge électrique. Mon corps bougea avant que mon esprit en ait conscience. Je m’élançai dans la nuit, l’homme ne me vit pas arriver. Je le tirai par l’épaule, le retournai et le frappai de toute mes forces sur la pommette droite. C’était la première fois que je frappais quelqu’un et la violence de ce coup m’ébranla. De savoir que je pouvais produire une telle violence, que je pouvais être une source de douleur pour les autres, cela me rendit malade et j’en eu presque un haut le cœur, mon esprit se rebellait à travers mon corps face à cet acte de violence étranger, je sus que jamais plus je ne frapperais quelqu’un de la sorte, jamais plus je ne voudrais infliger une telle violence jamais plus….
Mais je n’eus pas le temps de réfléchir plus longtemps. Ma tête fut projetée en arrière par un formidable uppercut qui me fit claquer des dents. Je reculai face à l’impact, trébuchai et je tombai en arrière. L’homme fut sur moi en une fraction de seconde et j’eus à peine le temps de l’apercevoir avant que les coups ne pleuvent sur mon visage. J’essayai de crier mais je ne parvenais pas à faire sortir un son de ma bouche, l’enfant essayait de tirer son père par le bras, il pleurait, criait, le griffait mais celui-ci l’écarta d’un revers de la main. Enfin, le dernier coup m’atteint à la tempe gauche et ma tête s’affala sur le sol. Mes yeux étaient remplis de larmes, les lumières du villages étaient brumeuses, tout me paraissait flou mais je distinguais des formes dans les lumières, à l’intérieur des maisons, des témoins fantomatiques du cauchemar que j’étais en train de vivre. Je me demandais si ces formes étaient réelles ou si je les rêvais, peut-être étaient-ce des anges de la nuit, ou des esprits malfaiteurs.
Je sentis l’homme se lever. Il me cracha au visage et me lança une phrase que je ne comprenais pas. Je le vis ensuite s’éloigner, tenant son fils par le bras, celui-ci ne pleurait plus mais me regardait avec désespoir. Je vis leur silhouette disparaître petit-à-petit dans la nuit, éclairée avec intermittence par les maisons bordant le chemin.
Je restai au sol pendant plusieurs minutes, ou bien était-ce plusieurs heures, je ne sais pas. Après un temps, une voix me réveilla. Une main tendre tâta mon visage puis m’attrapa le bras et m’aida à me lever. Encore dans la brume, je me laissai guider jusqu’à la chaise de ma cuisine où on m’assit. Tout se brouillait devant mes yeux. On me lava le visage, me désinfecta les plaies puis on me déshabilla et on me coucha sur mon canapé et je m’endormis presque aussitôt.
Le lendemain matin je sentis le soleil me chauffer le visage. Mes tempes me lançaient et tout n’était que douleur. Je restais allongé quelques minutes sur le dos sans bouger, regardant les poutres du plafond et les toiles d’araignées. Puis une ombre bougea dans mon champ de vision. Je tournais la tête et je vis le doyen du village, un homme de soixante-quinze ans, petit mais encore très tonique, s’affairer dans ma cuisine. Il était occupé à préparer une infusion qu’il m’apporta une fois finie. Il s’assit sur une chaise à côté de moi pendant que je me redressais et récupérais la tasse en porcelaine. Il me regarda et m’adressa un petit sourire. Je voulais le remercier mais il secoua la tête avec un petit geste de la main, pour dire « ce n’est pas la peine ».
Nous restâmes un certain moment comme cela, regardant silencieusement le paysage à travers la fenêtre. Je ne savais pas quoi dire. Si ma tête ne me lançait pas autant, j’aurais cru que ce qui s’était passé la veille avait été un rêve. Je ne savais pas ce que je ressentais, de la honte ? De la tristesse ? De la culpabilité ? De la peur ? De la colère ? Sans doute tout cela en même temps.
Après une dizaine de minute le doyen secoua de nouveau la tête. Son visage, rempli de ride et souvent très rieur était maintenant fermé, légèrement triste mais déterminé. Il soupira. Puis il me dit : « Tu ne peux pas rester. Il faut que tu partes. » Pensant qu’il craignait pour moi je lui dis qu’il ne fallait pas s’en faire, que je m’en remettrai et que je ne m’interposerai plus mais il secoua la tête. « Tu ne comprends pas. Le village ne peut accepter que tu restes. On ne se mêle pas de la vie des autres. » « Mais, je ne pouvais pas rester là à rien faire ! Il allait gravement blesser son fils, j’aurais dû le laisser faire ? » « Oui. » « Mais ce n’est pas possible, ce n’est pas bien ce qu’il a fait à son fils ! » « Bien ou mal… qui est-on pour les séparer l’un de l’autre ? Qui suis-je pour te dire ce qui est bien et ce qui ne l’est pas ? Ce n’est pas ma place de contredire ta vision du monde et même si je te vois faire quelque chose que je n’approuve pas, je n’ai pas à intervenir et j’attends de toi que tu fasses la même chose. Car si j’interviens, je ne te considère plus comme un homme mais comme un enfant et nul homme ne souhaite être pris pour un enfant. » Il se tut et resta silencieux quelques instants. J’étais ébranlé par ce qu’il venait de dire. Je cherchais à comprendre. Comment ne pouvait-on pas intervenir en voyant un père battre son fils, comment pouvait-on ne pas voir que c’était mal ? Avant que j’ai eu le temps de parler l’homme continua : « Pendant de longues années nous avons vécu avec la nature, nous n’avions pas à penser le bien ou le mal car elle nous le montrait chaque jour, il fallait la respecter, vivre selon ses préceptes en lui demandant pardon quand on devait ôter la vie d’une créature. C’était une belle époque. C’était un temps de paix. Puis, des hommes sont arrivés, des hommes violents, cruels et voleurs. Ils nous ont tués, ils ont pris nos femmes, nos enfants et la vie de nombreuses créatures. Ils nous ont enseigné ce qui était bien et ce qui était mal, se fichant que leur actions contredisaient leur parole. Une fois que nous étions sous leur pouvoir, que leur alcool eu corrompu les cœurs et que leur croyance eurent chassé les nôtres, ils partirent. Ils nous ont abandonné, nous étions de nouveaux libres mais nous étions perdus car détachés de la nature et de ses enseignements. Seuls quelques anciens se souviennent du temps d’avant grâce aux histoires que leur parents leur racontaient. Mais nous ne racontons plus ces histoires car nous avons changé. Nous ne sommes plus les mêmes hommes. Nous ne méritons plus de raconter ces histoires. Malgré tout, nous avons retrouvé la liberté et nous souhaitons que plus jamais, quelqu’un vienne nous dire ce qui est bien ou mal et nous ne nous permettrons jamais de l’imposer à qui que ce soit. C’est pour cela que tu dois partir. Nous t’aimons bien, tu es un homme de paix. Mais tu as rompu la notre, aussi fragile soit-elle. Nous ne sommes pas en colère contre toi mais nous ne pouvons nous permettre que tu dérègles notre équilibre. » Il resta silencieux quelques instants, comme s’il voulait laisser ses paroles s’imprimer en moi. Puis il hocha la tête, prit appui sur ses genoux et se leva. Il s’arrêta juste avant de sortir, se retourna et me regarda. Son visage était éclairé par un léger sourire. « Nous t’avons bien aimé. Nous t’en remercions. Puisse la vie t’être douce. » Et il sortit.
Ses paroles résonnent encore dans ma tête, des années plus tard. Ses yeux, éclairés par la lumière du matin. Ses mots, d’une douceur extrême emplie de fatalité. Cet épisode reste pour moi une énigme. Je tente vainement de défaire les nœuds de cette histoire, de comprendre, de chercher un sens et une morale. Mais je ne trouve en moi que révolte et incompréhension. Le sentiment d’impuissance que j’ai ressenti alors me colle toujours à la peau, parfois je sens encore les coups de l’homme sur mon visage, je revois le regard de son fils, les larmes qui coulent sur son visage sali par la poussière, les mains du vieil homme alors qu’il soigne mes blessures, le père et le fils dans la lumière jaune de l’ampoule, les formes sombres aux fenêtres, le goût du sang dans ma bouche, la lumière du matin chauffant mon visage, l’odeur de l’infusion, les crêtes éclairées au loin dans l’encadrement de ma fenêtre. Des images fuyantes d’un souvenir paradoxal.
À propos de l'œuvre...
En recevant le dessin de Gaëlle, j'avais envie de parler de la différence de culture et du colonialisme des européens même nourrit des meilleurs intentions. J'ai choisi d'en faire une histoire abrupte, dure, pour jouer sur les contrastes sans donner de morale. La musique d'Amélie m'a donné envie de placer cette histoire dans les montagnes et de parler d'un peuple aux traditions séculaires sans en préciser la nationalité, pour que l'histoire puisse se passer n'importe où sur la planète.
Je voulais également m'inspirer de mon expérience au Groenland, des histoires cachées qu'on peut y entendre et de la relation des groenlandais à leurs traditions.

Jules Poulain Plissonneau

Pélissanne (France)
« J'ai beaucoup aimé participer à cette chaîne de création, c'était ma première fois et j'espère que ça ne sera pas la dernière ! J'aime bien créer à partir d'une inspiration reçue et un temps limité, ça stimule, ça met en éveille et paradoxalement, ça enlève une certaine pression je trouve. »